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« C'est un motif de
satisfaction, je suis un homme
comblé. Je puis dire que le
Bénin avance, en ce sens que
depuis que j'ai connu la
Fédération béninoise de lutte,
il n'y a jamais eu
l'organisation de cet événement
» a déclaré Yves Azifan,
président de la Fédération
béninoise de lutte, qui a
poursuivi : « Ma satisfaction
elle est d'autant totale,
puisque ce qui ne s'est jamais
produit, s'est produit. Le Bénin
est sorti équipe championne au
niveau de la lutte olympique sur
les dix nations présentes. Le
Bénin a pris la première place
chez les seniors et les cadets.
Cela montre qu'il y a un travail
qui se fait, et quand vous voyez
le nombre d'experts présent sur
le territoire béninois pour ce
tournoi régional, vous n'avez
qu'à vous réjouit ». Il a pour
finir, adressé ses vives et
sincères remerciements à tous
ceux qui de près ou de loin ont,
œuvré pour la réussite de cet
événement. « Je dis merci à
toutes les personnes qui se sont
investies, je remercie le
ministère des sports, le Comité
national olympique et sportifs
béninois, la Solidarité
olympique, tous ceux qui ont
contribués à la réussite de
cette belle fête » a conclu
monsieur Azifan. Pour Déqa
Niamkey, directrice de
développement de la Fédération
internationale de lutte,
l'objectif est de permettre à
tous, d'organiser avec les
moyens à disposition, une
compétition régionale. «
L'objectif de notre président de
la Fédération internationale de
lutte Nenad Lalovic, est
d'amener la lutte aux besoins de
tous et à chacun. C'est-à-dire
nous organisons les compétitions
avec tous ce qui est à
disposition, les infrastructures
locales, la main d'œuvre locale,
de façon à ce que tout le monde
puisse apprendre, et par la
suite organiser par eux-mêmes »
a-t-elle martelé, avant de
poursuivre : « L'idée c'est de
créer un engouement, par la
suite de continuer les
formations de façon à ce que
tous le monde puisse acquérir
les bases, les fondamentaux,
pour que tous le monde puisse
devenir des experts . Le but
était également de préparer les
arbitres aux Jeux olympiques de
la Jeunesse qui auront lieu à
Dakar en 2026 ».
Dix Nations (Nigéria, Côte
d'Ivoire, Burkina Faso, Ghana,
Sénégal, Gambie, Guinée Conakry,
Guinée Bissau, Sierra Leone et
le Bénin), à travers différentes
délégations composées
d'entraîneurs, d'arbitres,
d'administrateurs, d'athlètes,
chacune encadré par des experts
mandaté par la Fédération
mondial de lutte (expert Vincent
Aka, Christian Danga, et
Célestin Pavelescou), ont pu
s'approprier les nouvelles
orientations techniques,
pédagogiques et
organisationnelles
indispensables à la
professionnalisation et à
l'harmonisation de la lutte en
Afrique de l'ouest. Kabré
Ousseni, président de la
Fédération burkinabè de lutte,
exprime sa satisfaction au vu de
cette formation qui a permis
d'actualiser les connaissances :
« J'ai personnellement pris part
à la formation sur
l'administration.
  
images fortes du tournoi de
Ouidah 2025
L'administration aujourd'hui
n'est pas qu'écrit dans un
calepin, mais c'est être
connecté dans les nouvelles
dimensions de l'informatique.
J'ai également amener deux
arbitres qui ont pris part à la
formation des arbitres. Il y a
également un autre qui a été
formé à l'entraînement. Donc je
puis exprimer toute ma
satisfaction, et ma
reconnaissance aux organisateurs
». Le point culminant du
programme, est la compétition
régionale de lutte olympique
tenu le 29 novembre à l'Institut
régional de la santé publique
(IRSP) de Ouidah. Les athlètes
issus des dix pays présents ont
offert un spectacle d'intensité
et de technicité démontrant le
potentiel croissant de la
discipline dans la région.
L'événement a connu son
apothéose le 30 novembre, par
les épreuves de lutte de la
plage, sur la plage de Ouidah,
une discipline en pleine
expansion et particulièrement
adaptée aux réalités sportives
Ouest africain. Cette dernière
journée a rassemblé un large
public venu célébrer les valeurs
de combativité, de fair-play et
de fraternité qui caractérisent
la traditionnelle et moderne.
Diallo Kadydiatou Amina, venus
du pays des hommes intègres
(Burkina Faso), médaillée en or,
et en argent, livre ses
premières impressions à l'issue
de la compétition ::« Quand on
participe à une compétition,
c'est soit pour repartir avec
une médaille en or, en argent ou
en bronze.
Mon objectif était de sortir
vainqueur, sortie de cette
compétition la tête haute.
Depuis le début, j'avais promis
dédier mes médailles aux FDS et
VDP, de mon pays. Leur lutte est
une source d'inspiration. J'ai
donc tout donné, ce n'était pas
facile. Mais aujourd'hui je
repars avec une médaille en or
en lutte olympique, et une
médaille en argent au Beach
Wrestling (lutte de plage). Avec
ce premier pas posé à Ouidah, la
lutte Ouest africaine amorce une
nouvelle ère. Une édition
fondatrice qui laisse entrevoir
un avenir prometteur pour une
discipline profondément ancrée
dans les traditions et
résolument tournée vers le
développement. |