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« L’objectif ne sera pas
juste de participer, il faut
y aller avec des ambitions.
Par le passé, le petit
Bénin, c’était pour juste
découvrir. Mais là, je pense
qu’on a déjà dépassé cette
étape. Même si on n’est pas
non plus un pays où on doit
avoir des exigences
extraordinaires au niveau
des résultats du football
féminin, mais en tant que
compétiteur je pense que la
motivation est là, pour
essayer de passer d'abord le
premier tour » a déclaré
Abdoulaye Ouzérou, patron de
l’encadrement technique des
Amazones U20 face aux hommes
des médias. Pour y parvenir,
le sélectionneur béninois
veut garder une approche
mesurée, en évitant de se
projeter au-delà de la phase
de groupes. « Nous sommes
novices. L’idéal serait
d’abord de penser aux trois
premiers matchs, de bien les
négocier et de pouvoir
sortir des poules. Pour moi,
ça s’arrête là d’abord
», a-t-il expliqué. Une fois
cette étape franchie, le
scénario sera différent,
avec des rencontres à
élimination directe où
chaque détail peut peser. «
Après ça, ce sont des
matchs couperets où tout
peut se passer. On verra
bien ce que ça va donner
après le troisième match de
poule », a-t-il ajouté.
Versées dans le groupe A,
les Amazones U20 retrouvent
le Mexique, l’Argentine et
la Pologne, pays hôte. Trois
adversaires qui imposent au
Bénin de hausser son niveau
de préparation. Depuis près
d’un mois, les joueuses ont
intensément travaillé à
Cotonou, dans le cadre d’un
regroupement qui a permis au
staff technique de
poursuivre le travail et
d’affiner progressivement
les derniers réglages.
Après cette première phase
de préparation au Bénin, une
nouvelle étape s’est ouverte
pour les Amazones U20. La
délégation a quitté Cotonou
dans la soirée du dimanche 9
août à destination de la
France, où elle poursuit sa
préparation pendant trois
semaines avant de rejoindre
la Pologne.
 
Le
sélectionneur
Ouzérou Abdoulaye
à Paris
à
Paris
Le choix de la France répond
justement à cette recherche
d’oppositions de qualité. «
On va à une Coupe du
Monde. La France, c’est pour
nous le meilleur endroit
pour pouvoir gratter
quelques adversaires. Le
but, c’est de pouvoir
trouver des adversaires
quand même avec un très bon
niveau », a indiqué le
technicien béninois Ouzérou.
Le programme prévoit trois à
quatre matches contre des
clubs et des sélections. «
Nous aurons trois, quatre
matchs contre des clubs,
très bons clubs, et aussi
des sélections. C’est un peu
ça le projet », a-t-il
déclaré. Ces rencontres
doivent permettre au staff
de poursuivre les réglages
et de mieux exploiter les
qualités de son groupe. Le
sélectionneur identifie
notamment la vitesse de son
attaque comme une arme
importante. « C’est un
gros avantage d’avoir une
attaque aussi rapide »,
a-t-il relevé. Une
caractéristique sur laquelle
les Amazones pourront
s’appuyer durant le Mondial.
Cette préparation prend
également en compte le volet
psychologique. Pour une
sélection qui découvre la
Coupe du monde, le poids de
l’événement et l’exposition
qui l’accompagne constituent
des paramètres à ne pas
négliger. Le staff s’est
donc entouré d’une
psychologue. « La
préparation psychologique,
on y a pensé et on a une
psychologue qui est avec les
filles. Pour ça, il n’y a
pas de problème. C’est
quelque chose de très, très
important. Aujourd'hui le
football n'est pas simple. À
l'ère des réseaux sociaux,
si mentalement vous n'êtes
pas fort, c'est vraiment
compliqué », a expliqué
Abdoulaye Ouzérou.
Le sélectionneur a également
apporté des précisions sur
certains choix liés à la
composition de son groupe.
Les absences de certaines
joueuses ont notamment
suscité des interrogations.
Ouzérou assume ses décisions
et rappelle que les critères
sportifs restent
prioritaires. « On ne met
pas les sentiments partout
», a-t-il affirmé. L’état
physique des joueuses
constitue également un
élément déterminant dans ses
choix. « On n’amène quand
même pas des joueuses
blessées en compétition
», a-t-il ajouté.
La situation administrative
de la délégation est, elle
aussi, rassurante. « Tout
le monde a son visa, toutes
les démarches ont été faites
», a rassuré le technicien.
Le groupe dispose donc
désormais de l’essentiel
pour poursuivre sa
préparation en France.
Sur la question des moyens,
Abdoulaye Ouzérou reconnaît
les réalités auxquelles la
sélection doit faire face. «
On fait avec les moyens
du bord », a-t-il
déclaré. Une situation qui
ne remet toutefois pas en
cause la volonté du staff de
poursuivre le travail et de
mettre les joueuses dans les
meilleures dispositions
possibles.
Désormais en France, les
Amazones U20 poursuivent
donc leur préparation avec
trois semaines de travail et
plusieurs oppositions au
programme avant de rejoindre
la Pologne. Une dernière
étape qui doit permettre au
staff de procéder aux
ultimes réglages avant cette
première participation du
Bénin à une Coupe du monde
féminine U20. Avec une
ambition clairement affichée
: franchir d’abord la phase
de groupes et donner une
autre dimension à cette
première expérience
mondiale. |